Le Derby de la Laiterie de Montaigu, un défi relevé par Andres Verrecke

Lors de cette édition 2021, la Laiterie de Montaigu, fidèle partenaire du Jumping International de Dinard depuis près de dix ans, associait pour la première fois son nom au spectaculaire Derby. Une épreuve labellisée CSI3*, qui attire chaque année une foule enthousiaste de connaisseurs au coeur du stade équestre du Val Porée.

Treize couples de huit nationalités différentes avaient choisi de relever le défi technique. Le chef de piste Jean-François Morand avait concocté à leur intention un parcours long de 1100 m, soit près du double d’un tracé classique, émaillé de vingt et un obstacles (24 sauts) à 1,45m, à la fois mobiles de type verticaux, oxers… mais aussi naturels et donc fixes tels que buttes, contrebas, haies, rivière et talus breton. Le tout à franchir sans faute et dans un temps imparti de tempo soutenu de 176 secondes.
Après avoir bouclé le seul parcours sans pénalité en un temps de 171’’31, le cavalier belge de 24 ans, Andres Vereecke, s’est imposé aux commandes de sa jument de 10 ans Die Gute Folia. Ravi pour sa première participation au Jumping International de Dinard, le jeune homme basé près de Gand avec une vingtaine de chevaux, montait également un Derby pour la première fois de sa carrière et s’est promis de revenir en 2022.
Le cavalier irlandais Dermott Lennon, en selle sur Gelvins Touch, s’est classé à la 2e place avec un score de 4 points et un chrono de 172’’23.
Meilleur français et classé 3e de l’épreuve avec Ascot des Ifs, 11 ans, Thomas Rousseau, installé à Pont l’Evêque (14) qui participait pour la 3e fois en douze ans au Derby de Dinard. « Il faut disposer de chevaux qui s’adaptent à ce genre de difficultés, ce qui n’est pas toujours le cas. » Le cavalier a précisé ne pas avoir préparé spécialement ce Derby de la Laiterie de Montaigu, et avoir choisi de faire confiance à l’influx naturel et à la bonne volonté de sa monture, qui a rejoint ses écuries il y a 2 ans. « Ascot a eu un léger problème de santé qui a perturbé sa préparation physique en début de saison, c’est pourquoi j’ai veillé à ne pas le bousculer et de prendre le temps de le reconstruire entre deux obstacles, sauf s’il décidait lui-même de développer son galop. Je suis ravi de son parcours. Il est très généreux. »